Voilà encore un jour que la marée haute vient lustrer les pavés de Parati. Peut-être est-ce pour cela qu’elle conserve intacte sa silhouette des temps de l’or, du café et de la canne à sucre… Ou est-ce parce qu’elle fut boudée des grands axes, à l’écart des transformations qui ont redessiné le pays ? Quelle qu’en soit la raison, quelque chose ici a résisté. Et ça se sent dans la manière dont on traverse la ville.
Le paradis à Paraty… Après Rio, je prends toujours la route de Paraty. Ces 240 kilomètres valent largement le détour, pour le cadre naturel idyllique et l'un des plus beaux héritages colonial du Brésil.
De l’or à l’oubli
À Paraty, l’histoire se raconte d’abord… par les pieds. Ses pavés irréguliers proviennent des pierres utilisées autrefois pour lester les navires portugais traversant l’Atlantique. Au retour, chargés d’or, ils y faisaient halte, faisant de la cité un port stratégique sur la route du Minas Gerais.Pendant des décennies, Paraty vit au rythme de ce commerce, avant d’être progressivement délaissée lorsque les routes se déplacent ailleurs. Isolée, coupée des grands axes, elle échappe aux transformations qui marquent le reste du pays. Ce qui fit son déclin devient, avec le temps, sa plus grande singularité : un patrimoine intact qui la place aujourd’hui parmi les destinations les plus prisées du Brésil.
Paraty aujourd’hui, un immanquable du Brésil
Devenue un refuge pour les artistes et les festivals littéraires, Paraty attire aujourd’hui un public venu chercher autre chose qu’une simple carte postale. Galeries, ateliers et cafés s’y installent et la ville a su s’inscrire dans son époque sans renier ce qui la définit.Classée au patrimoine mondial de l’Unesco, Paraty s’ouvre également sur la Costa Verde, un littoral encore préservé où se succèdent îles, criques et forêts denses. Une autre manière d’aborder le Brésil, en voyage sur mesure ou en circuit accompagné .





